Le couperet de la CRIET s’apprête à tomber sur un jeune prévenu. Jugé en session criminelle ce vendredi 5 juin 2026, l’accusé fait face à de lourdes charges d’actes terroristes, liées à la détention d’armes et à un projet d’attaque ciblée.
Selon le narratif exposé à l’audience, les ennuis du prévenu ont commencé à la suite de plusieurs séjours suspects dans une localité du pays. À son retour, l’homme aurait stocké des armes directement à son domicile. Plus grave encore, les éléments de l’accusation révèlent que le jeune homme prônait ouvertement l’extermination des fidèles d’une religion pratiquée au Bénin.
Face au juge, l’accusé a tenté de rejeter en bloc l’intégralité des charges. Une ligne de défense vite fragilisée par le magistrat, qui n’a pas manqué de lui rappeler un témoignage de poids : son propre père, qui l’héberge, a formellement attesté de la présence de ces armes chez lui.
Pour enfoncer le clou, le ministère public a brandi les conclusions de l’analyse du téléphone portable du mis en cause. Verdict : l’appareil contenait plusieurs vidéos à caractère propagandiste faisant l’apologie de groupes terroristes.
Pour sa défense, l’accusé a maladroitement tenté de minimiser les faits, affirmant qu’il ne s’agissait « que de simples photos d’armes » et jurant au passage qu’il ne savait même pas comment manier un fusil. Une déclaration balayée d’un revers de main par le substitut du procureur, qui lui a opposé les preuves tangibles issues des enquêtes policières, rapporte Bip radio.
Estimant que la détention d’armes, la propagande numérique et les intentions criminelles forment un faisceau de preuves indiscutables, le ministère public a requis une peine exemplaire : 20 ans de réclusion criminelle, dont 10 ans fermes, assortis d’une amende d’un million de francs CFA.
Le prévenu est désormais fixé sur son calendrier judiciaire : la CRIET rendra son délibéré final le 17 juillet 2026.









