L’épilogue judiciaire d’une affaire qui a glacé le Bénin est tombé. Ce mardi 28 avril 2026, la CRIET a rendu son verdict dans le dossier du meurtre atroce de Maryline Ajavon, sage-femme à l’hôpital de zone de Suru-Léré. Le principal accusé, le garagiste Rémi B. a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
Les faits remontent au 8 janvier 2026. Maryline Ajavon, professionnelle de santé respectée, disparaissait après avoir accepté une invitation à déjeuner. Son corps ne sera retrouvé que plus tard à Avlékété, dans la commune de Ouidah, dans un état de dégradation effroyable. Les bourreaux ont poussé la cruauté jusqu’à ligoter la victime et l’enfermer dans son propre véhicule, une Lexus, avant d’y mettre le feu, rapporte Le Potentiel.
L’interpellation rapide de Rémi Bento, dès le 8 janvier, a été le point de départ d’une instruction rigoureuse. Plusieurs indices ont scellé le sort du garagiste notamment des brûlures suspectes relevées sur son corps au moment de son arrestation, des témoignages concordants le liant directement à la victime le jour du drame et l’utilisation d’un mode opératoire prémédité, caractéristique d’un assassinat.
Détenu à la prison civile d’Akpro-Missérété depuis le 15 janvier, l’accusé a dû faire face à la gravité des charges retenues contre lui devant la juridiction spéciale. En prononçant la peine maximale, la justice béninoise a envoyé un signal fort. Ce verdict de perpétuité vise non seulement à punir un acte d’une barbarie exceptionnelle, mais aussi à apaiser la douleur d’une famille meurtrie et d’une corporation médicale profondément choquée.









