Tournant historique dans les relations entre La Paz et Rabat. Ce lundi, l’État plurinational de Bolivie a officiellement annoncé la suspension de sa reconnaissance de l’entité séparatiste de la « rasd », marquant ainsi une volonté claire de se rapprocher du Royaume du Maroc et de s’aligner sur la légalité internationale.
Cette décision majeure fait suite à un échange téléphonique entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue bolivien, Fernando Aramayo. Dans un communiqué officiel, la Bolivie explique avoir procédé à un « réexamen souverain » de sa position, en tenant compte de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Désormais, La Paz ne reconnaît plus la « république arabe sahraouie démocratique » comme un État, soulignant avec réalisme que cette entité ne figure pas parmi les membres de l’ONU. Cette rupture totale implique la fin de tout contact officiel avec les représentants du mouvement séparatiste.
La Bolivie motive ce revirement par une volonté de contribuer activement à une issue pacifique. En s’écartant des positions idéologiques du passé, le gouvernement bolivien affirme son soutien au processus politique onusien. Le pays sud-américain plaide désormais pour une solution réaliste et pragmatique ; durable et fondée sur le compromis ; conforme aux directives internationales.
Au-delà de la question du Sahara, cet entretien a posé les jalons d’une coopération bilatérale renforcée. Les deux ministres ont convenu de rétablir pleinement leurs liens diplomatiques. L’étape suivante de ce dégel spectaculaire sera l’ouverture de missions diplomatiques résidentes dans les deux capitales. Ce rapprochement stratégique permet au Maroc de consolider ses appuis en Amérique latine, tout en offrant à la Bolivie un partenaire clé sur le continent africain.









