Par un communiqué officiel publié ce jeudi 16 avril 2026, le Secrétariat Général du Gouvernement du Niger a annoncé une série de mesures radicales à l’encontre de Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kemi Seba. Entre retrait de passeport et expulsion, le divorce est désormais consommé.
La nouvelle est tombée avec la rigueur des grandes décisions d’État. Celui qui bénéficiait jusqu’alors d’un statut privilégié auprès de la Présidence de la République du Niger vient de perdre tous ses appuis à Niamey. Le communiqué signé par le Secrétaire Général du Gouvernement, Mahamane Roufai Laouali, détaille trois sanctions majeures à savoir retrait du passeport diplomatique N° 06DP29921 qui lui permettait de circuler avec les facilités liées au rang diplomatique lui est retiré sans délai, Kemi Seba est officiellement démis de ses fonctions de conseiller ou collaborateur auprès de la Présidence nigérienne. L’homme est désormais déclaré « persona non grata ». En clair, il n’est plus le bienvenu sur le sol nigérien et doit le quitter immédiatement.
Pour justifier une telle fermeté, les autorités nigériennes invoquent des raisons graves. Le gouvernement évoque des « agissements jugés contraires aux intérêts fondamentaux de la Nation » et une rupture de la confiance nécessaire entre les institutions et leurs collaborateurs. Ces mesures interviennent dans un contexte particulier, alors que des informations font état de son implication présumée dans des réseaux de passage clandestin et d’activités criminelles à la frontière sud-africaine. Pour Niamey, il s’agit de préserver la « souveraineté nationale » et de protéger les « intérêts supérieurs de l’État ».
Tout en réaffirmant son attachement au respect strict des lois, le gouvernement nigérien a appelé la population au calme et à la responsabilité. Ce revirement marque la fin d’une ère pour le militant, qui se retrouve désormais sans protection diplomatique et sans base arrière officielle dans le Sahel. Le dossier Kemi Seba, déjà complexe sur le plan judiciaire en Afrique du Sud et au Bénin, prend ainsi une tournure politique internationale qui fragilise considérablement sa position.









