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Éventuelle absence des Démocrates à la présidentielle 2026 : ce qu’en pense le gouvernement

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La participation du parti de l’opposition Les Démocrates à l’élection présidentielle de 2026 continue d’alimenter les débats. Face à la polémique du parrainage de l’Honorable Michel Sodjinou, le Porte-parole du Gouvernement, Wilfried Léandre Houndgbédji a pris la parole ce vendredi pour clarifier la position du pouvoir.

Devant la presse dans les locaux du media Africaho, Wilfried Léandre Houngbédji a catégoriquement rejeté toute responsabilité du gouvernement dans l’éventuelle absence de l’opposition. Il a affirmé que l’État a intégralement rempli son rôle dans le processus électoral. « Le gouvernement a joué sa partition de bout en bout. La majorité présidentielle a joué la sienne en faisant ce qu’elle devait faire », a-t-il déclaré.

Le porte-parole a ensuite directement renvoyé le parti d’opposition LD à ses propres incohérences. Il a rappelé que les réformes politiques, en vigueur depuis 2019, ont été élaborées et appliquées dans un cadre démocratique, avec la participation de l’opposition. Il a ensuite souligné l’évolution de la situation depuis 2019, année où l’opposition d’alors avait dénoncé les réformes et boycotté les élections. « Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Cette opposition est rentrée dans le rang, s’est conformée aux textes et a participé à certaines élections », a-t-il précisé, avant de poser une question rhétorique : « Si, à l’arrivée, elle ne peut pas prendre part à la présidentielle de 2026, à qui ce serait la faute ? »

Pour Wilfried Léandre Houndgbédji, les règles du jeu n’ont pas fondamentalement changé. Il insiste : l’impossibilité pour une partie de l’opposition de concourir en 2026 ne saurait être imputée au pouvoir en place. Le porte-parole a par ailleurs mis en avant les mesures prises pour garantir la stabilité de l’opposition, citant la loi interdisant le débauchage des élus. « Nous avons fait en sorte même de sécuriser les élus de l’opposition afin qu’il n’y ait pas de débauchage. La loi l’a interdit », a-t-il rappelé.

Évoquant les tensions au sein de la majorité, WLH a reconnu l’existence de divergences internes. Il a toutefois souligné l’importance de la discipline de gestion au sein de la mouvance. « À la mouvance, nous avons aussi nos contradictions et nos divergences internes. Après, c’est comment nous les gérons pour qu’elles ne s’extériorisent pas et ne nous exposent pas à l’éclatement », a-t-il conclu, refusant néanmoins de donner des leçons de gestion des conflits à qui que ce soit.

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