Home Actualité Gouvernance transfrontalière du bassin du Mono : le RB/PMJE et les parties...

Gouvernance transfrontalière du bassin du Mono : le RB/PMJE et les parties prenantes valident une feuille de route pour l’intégration des dynamiques migratoires

25
0

La ville de Lokossa a accueilli, ce jeudi 30 avril 2026, un atelier stratégique organisé par le Réseau Béninois du Parlement Mondial de la Jeunesse pour l’Eau (RB/PMJE). Réunis à l’hôtel Le Baron, les membres du réseau, les autorités locales, les experts et les représentants des communautés ont travaillé à la formulation d’une feuille de route pour intégrer les dynamiques migratoires dans la gestion du bassin transfrontalier du Mono.

Pour conduire les débats et les travaux techniques, le réseau a mobilisé une équipe d’animation pluridisciplinaire. Les sessions ont été coordonnées par Khévine Robaverge Mahougnon DJOGLI, entouré de Eunice Brunelle ICOUTCHIKA, responsable Genre du du réseau, Jim Léraïc DJEHOUE et Justin GLIKOU, Secrétaire départemental de la Coordination du Mono. Ensemble, ils ont facilité les échanges entre les divers acteurs pour transformer les défis environnementaux en opportunités de cohésion sociale et de gestion durable du fleuve Mono.

En effet, le bassin du Mono, qui s’étend sur 24 300 kilomètres carrés entre le Bénin et le Togo, est bien plus qu’une simple ressource naturelle. Comme l’a rappelé Khévine Robaverge DJOGLI, coordonnateur du projet IDMG-Mono, cet espace soutient la vie de près de trois millions de personnes à travers l’agriculture et la pêche artisanale et bien d’autres activités. Cependant, les effets changements climatiques tel que les inondations poussent de plus en plus de populations à se déplacer pour leur survie. Ces mouvements, qualifiés de stratégies d’adaptation, créent de nouveaux défis notamment la pression sur l’accès à l’eau potable, gestion des ressources naturelles et nécessité de maintenir la cohésion sociale entre populations hôtes et migrants.

L’atelier a bénéficié de la présence de figures clés, notamment Edid AMOUZOUVI, Directeur départemental de l’énergie, de l’eau et des mines du Mono, et Judicaël Joël AÏVI, représentant du Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs. Pour Edid AMOUZOUVI, cette initiative s’inscrit dans la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE), qui exige un consensus entre tous les usagers, sans exception. Le Ministère des Sports, par la voix de Judicaël Joël AÏVI, a salué le leadership de la jeunesse béninoise sur cette thématique innovante, réaffirmant son soutien à une gestion durable de cette richesse partagée avec le voisin togolais.

L’atelier, marqué par la participation active des membres du Comité Local de l’Eau (CLE), des représentants des mairies de Grand-Popo, Lokossa et Athiémé, ainsi que de plusieurs partenaires et des OSC a consacré une session majeure à la sensibilisation sur les dynamiques migratoires. Cette séquence a permis aux participants de s’approprier les meilleures pratiques en matière d’accueil des migrants et d’explorer les mécanismes concrets pour leur inclusion dans les instances de décision locales.

Après des sessions d’animation et des travaux de groupe intenses, les participants ont validé une feuille de route axée sur des actions urgentes. Parmi les points clés retenus figurent l’extension des points d’accès à l’eau potable pour répondre à la croissance démographique liée aux migrations, la lutte contre la pollution du fleuve Mono, particulièrement contre les déchets plastiques et les pesticides, la gestion des inondations via la création de bassins de rétention et le reboisement des berges, le renforcement de la cohésion sociale et la protection des personnes vulnérables, notamment face aux maladies hydriques et aux abus. Des partenaires clés ont été également identifiés pour mettre en œuvre cette feuille de route.

A l’issue des travaux, les impressions étaient unanimes. Fabius Dossou, assistant de projet à JVE Bénin, a souligné l’importance de la collaboration entre communautés locales, migrants et autorités. De son côté, Gertrude MBOUKÉ, facilitatrice à Join For Water, a insisté sur le fait que l’intégration des migrants dans la gestion de l’eau à l’échelle villageoise est la clé d’une paix durable.

Se réjouissant du succès de cet atelier, Khévine Robaverge Mahougnon DJOGLI a indiqué que le RB/PMJE va s’atteller désormais à finaliser ce document stratégique pour solliciter les financements nécessaires à sa mise en œuvre opérationnelle, afin que le bassin du Mono reste une source de vie et de prospérité pour les générations futures.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here