Home Actualité «J’ai mal jugé» : mea culpa de Talon en faveur de Lionel...

«J’ai mal jugé» : mea culpa de Talon en faveur de Lionel Zinsou, utilisé comme preuve que l’intérêt national doit vaincre les partis.

353
0

Le Président de la République exhorte les acteurs politiques à ne pas « saboter le Bénin » au nom des divergences partisanes, citant l’exemple de l’ancien Premier ministre Lionel Zinsou. Dans une déclaration, il a lancé un appel vibrant à la classe politique, insistant sur le fait que la compétition démocratique ne doit pas se transformer en guerre fratricide au détriment du Bénin.

Son message est clair : l’intérêt général doit primer sur les ambitions personnelles et les frustrations électorales « Que celui qui part ne souhaite pas le chaos. […] Malgré nos déceptions, malgré nos divergences, il ne faut pas que nous soyons ennemis au point de compromettre l’intérêt général. » Pour illustrer son propos, le Chef de l’État a mis en avant son ancien challenger à l’élection présidentielle de 2016, l’ancien Premier ministre Lionel Zinsou, le citant comme un modèle de patriotisme et de collaboration « L’ancien Premier ministre Zinsou, qui a été mon challenger aux élections de 2016, aujourd’hui, il travaille pour le Bénin. Il fait des choses extraordinaires. Moi, je suis admiratif de ce qu’il fait. Il nous accompagne beaucoup, il nous aime. Il aime son pays », a-t-il laissé entendre.

Le Président Talon a même fait son mea culpa sur son jugement passé, reconnaissant l’immense apport de M. Zinsou « Moi, j’ai pu, en 2016, mal juger ses capacités à se donner pour le Bénin. Et j’observe, il n’est pas président, mais il fait des choses extraordinaires pour le Bénin », a avoué le Président Talon, qui a souligné que l’engagement de personnalités comme Lionel Zinsou montre que le service du pays ne dépend pas de l’appartenance au pouvoir en place. Il a d’ailleurs rappelé sa propre démarche d’ouverture en travaillant avec la FCBE dès son arrivée.

Pour lui, « Si Zinsou avait suivi Yayi Boni, il nous aurait privés de ses compétences. […] On ne peut pas être d’accord avec Talon Patrice. Mais il ne faut pas saboter le Bénin. » L’appel du Président Talon est donc un plaidoyer en faveur de la retenue politique et de la mobilisation de toutes les compétences nationales, quelle que soit leur couleur politique, au service du développement béninois.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here