Quand une femme te dit « c’est fini », mon frère, c’est que c’est fini ! Apparemment, la leçon n’était pas bien rentrée dans la tête de G., un conducteur de zémidjan de Zakpota, et de son acolyte. Ce jeudi 2 juillet 2026, les deux messieurs ont troqué le bitume pour la barre de la CRIET, poursuivis pour des faits de séquestration. Leur crime ? Avoir confondu un kidnapping en bonne et due forme avec une technique de drague désespérée pour forcer une jeune femme de 22 ans à raviver la flamme d’un amour bel et bien éteint.
Pour situer le contexte de ce feuilleton digne de Nollywood, la victime avait décidé de larguer son « Zém » national après quatre ans de fiançailles, estimant que la relation n’avait plus d’avenir. Lassée d’attendre après un échec au BAC, elle s’exile à Cotonou pour travailler, trouve un nouveau chéri et tombe enceinte de deux mois. Tout va bien dans le meilleur des mondes, jusqu’au jour où elle revient au village présenter le nouveau papa à sa famille. C’est là que l’ex, fâché tout rouge, décide de monter une opération d’interception digne d’un film d’action sur la route du retour.
Conduite de force chez l’ex-fiancé, la jeune femme y passe 24 heures sous une pression psychologique totale. Zéro violence physique, certes, mais un lavage de cerveau romantique inédit : l’ex et son pote tentent de la convaincre de revenir, allant jusqu’à lui proposer de jouer les « pères adoptifs » et d’élever l’enfant du rival ! Face à ce refus catégorique, la demoiselle, très maligne, simule une terrible crise de ventre. Transférée d’urgence à l’hôpital, elle balance tout au personnel soignant qui appelle directement les forces de l’ordre. Fin du game, direction la case prison.
Devant les juges, l’ex a reconnu les faits, affirmant qu’il voulait juste « reprendre la vie commune », tandis que son pote nie tout en bloc. Dans cette affaire rocambolesque, la victime ne réclame aucun sou, selon Bip radio. Par contre, sa famille, très à cheval sur les principes, veut faire les comptes et rembourser chaque centime dépensé par l’ex durant les fiançailles pour couper définitivement les ponts !
Les juges de la CRIET ont profité de l’occasion pour rappeler qu’au Bénin, le mariage forcé et le harcèlement, c’est non. Les deux amoureux de la force publique restent sagement au frais en prison jusqu’au 27 août prochain, en attendant de voir si le procureur est d’humeur romantique.










