Le paysage politique du département du Mono vient de subir une métamorphose profonde. À l’issue des installations des conseils communaux pour la cinquième mandature, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur les six communes que compte le département, cinq ont porté de nouveaux visages à leur tête. Seule la commune de Bopa fait exception à cette vague de changement radical.
C’est un signal fort envoyé par les états-majors politiques et les conseillers communaux. Dans la majorité des cités du Mono, l’heure est au sang neuf. En effet, à Lokossa, la ville capitale, c’est John Hounza qui prend les commandes, succédant au Dr Gervais Hounkpé Houénou dans une ambiance de défi générationnel.
À Grand-Popo, Comé, Houéyogbé et Athiémé, les électeurs et les instances de décision ont également opté pour de nouveaux leaderships, marquant une rupture avec les exécutifs précédents. Carlos Ayité remplace Jocelyn Ahyi, Edgar Tohouégnon change Bernard Adanhopé, Casimir Sossa prend la place de Cyriaque Domingo et François Assou succède à Saturnin Dansou. Ce renouvellement massif suggère une volonté de redynamiser la gouvernance locale et de répondre aux aspirations d’une population en quête d’innovation dans la gestion des affaires publiques.
Au milieu de ce grand chamboulement, Abel Djossou fait figure de rescapé. En étant reconduit à la tête de la mairie de Bopa, il devient le doyen de l’exécutif départemental. Sa reconduction témoigne d’une certaine satisfaction quant à sa gestion antérieure ou d’un consensus politique solide autour de sa personne pour garantir la continuité des projets engagés.
Ces nouveaux visages n’auront pas de temps d’observation. Avec un mandat exceptionnellement long de sept ans, ces maires devront très vite transformer l’essai. L’enjeu est de taille, celle de prouver que ce choix du renouveau était le bon pour accélérer le développement des communes. Entre l’érosion côtière à Grand-Popo et les défis de l’urbanisation à Lokossa et Comé, la nouvelle équipe du Mono est attendue au pied du mur.









