L’arrondissement de Kpinnou dans la commune d’Athiémé a accueilli une importante activité de sensibilisation sur la lutte contre les violences faites aux femmes le samedi 12 juillet 2025. L’initiative portée par Violette Houngbédji, bénéficiaire du Programme d’Appui à l’Égalité de Genre (PAEG 1), a réuni un nombre non moins important de femmes et de jeunes issus des dix villages de l’arrondissement.
Plusieurs personnalités ont marqué leur présence notamment le maire d’Athiémé Saturnin Dansou, le chef d’arrondissement de Kpinnou Bienvenu Yao Kakpo, le Directeur général de l’ANPE Urbain Amegbédji, le conseiller Alfred Ganglozoun, le représentant du PAEG 1, André Tognanhou et d’autres bénéficiaires du programme.

Au cours de la sensibilisation, Violette Houngbédji a présenté la situation, qui selon elle est inquiétante dans la commune. Elle a expliqué aux femmes ce qu’est une violence, ses différentes formes à savoir physiques, psychologiques et sexuelles, ses manifestations et ses effets néfastes non seulement sur la vie des femmes mais aussi sur le développement de la commune et du pays «Bien que silencieuses, ces violences existent et causent d’énormes dégâts», a-t-elle fait observer. Images illustratives à l’appui, Violette Houngbédji a su attirer l’attention des femmes sur la nécessité pour elles à s’unir pour lutter efficacement contre ces violences en les signalant à travers des canaux appropriés. Pour elle, ce n’est que de cette manière qu’on pourra sonner le glas du phénomène « Je suis heureuse de constater que la communauté est désormais aguerrie et prête à nous accompagner dans cette lutte. Elles savent désormais comment identifier ces violences et les moyens de prévention et de protection. Je remercie le président Patrice Talon, ainsi que le consortium Édidé, Du Particip GMBH de PAEG 1 co-financé par la Coopération Suisse », a déclaré la bénéficiaire qui n’a pas manqué de remercier André Tognanhou, représentant du PAEG 1 qui l’a épaulé lors de la présentation, les différents coachs et les autorités qui l’ont soutenue. 
Pour le maire, « les statistiques sur les violences faites aux femmes ne sont pas bonnes. Quand j’ai appris que Violette est bénéficiaire, j’étais très content. Nous, les conseillers communaux, savons que ces violences existent dans beaucoup de familles de notre commune. C’est pour cela que nous avons prévu dans le budget communal une ligne pour soutenir les actions de sensibilisation sur le terrain, afin que le phénomène diminue sensiblement..la lutte est difficile mais croyons », a déploré Saturnin Dansou. Soutenant fermement la démarche de Violette Houngbédji, l’autorité communale a ajouté « Je suis venu lui dire que je suis de cœur avec elle, et que tout le conseil communal l’accompagne. Même si elle a choisi Kpinnou pour démarrer, nous allons l’encourager à étendre cette sensibilisation à toute la commune. Beaucoup de femmes ignorent encore les recours existants. Cette activité est donc salutaire ». 
Urbain Amegbedji, Directeur général de l’ANPE, a exprimé son double engagement « J’ai décidé de soutenir cette action pour encourager nos sœurs d’Athiémé à s’intéresser à la politique. Il est possible d’être mère et de s’engager pour le développement de sa communauté. Le deuxième objectif de cette action est la sensibilisation sur les violences faites aux femmes une plaie que nous traînons dans notre arrondissement. Il faut accompagner cette lutte pour que le mal recule ». Dans le même élan, Bernard Demahoun, conseiller à l’ANPE Mono, a déclaré « À Kpinnou, nous rencontrons de nombreux cas de violences basées sur le genre. Je tire chapeau à Mme Violette pour tout ce qu’elle entreprend dans ce sens ». L’initiative a été particulièrement saluée par les participantes qui n’ont pas tari de mots pour féliciter et remercier la bénéficiaire qu’elles prient de revenir pour d’autres sensibilisations du genre. 
Cette action de terrain, portée par une femme engagée et déterminée, illustre l’importance de la sensibilisation communautaire pour endiguer les violences faites aux femmes surtout dans à Athiémé où le mal est beaucoup plus présent et profond.












