Pas de privilèges, pas de calculs politiques, mais une obligation de résultats au service exclusif du Bénin. Le président Romuald Wadagni a profité du tout premier Conseil des ministres de son septennat pour fixer des règles de conduite ultra-strictes à sa nouvelle équipe.
Le message a le mérite d’être clair, direct et sans fioritures. En ouvrant la séance ce jeudi, le Chef de l’État a d’abord tenu à féliciter les membres du gouvernement fraîchement nommés. Mais la récréation a été de très courte durée. D’entrée de jeu, Romuald Wadagni a brisé tout élan d’autosatisfaction : être ministre sous son magistère n’est ni une consécration personnelle, ni une récompense.
Le président a fermement rappelé à ses ministres que le choix porté sur leur personne ne doit en aucun cas être perçu comme un privilège personnel, et encore moins comme la rétribution d’un engagement politique quelconque. Pour l’exécutif, cette nomination est avant tout l’expression d’une confiance de la Nation. Une confiance lourde, qui oblige chaque membre de l’équipe à se mettre résolument et immédiatement au service de tout le Bénin.
Passées les félicitations, le Chef de l’État a exposé sans détour les principes fondamentaux et les grandes orientations qui guideront l’action gouvernementale durant ce septennat. Là encore, la ligne directrice est inflexible. Priorité absolue à l’intérêt général, c’est le seul et unique curseur qui doit guider le Gouvernement dans toutes les décisions à prendre. Les considérations partisanes ou personnelles n’ont plus leur place à la table du Conseil.
Tolérance zéro sur le comportement. Les ministres sont désormais astreints à une triple obligation : une exemplarité totale, une sobriété de tous les instants et une intégrité irréprochable. La solidarité gouvernementale est érigée en principe cardinal pour mener à bien les grands chantiers du pays. En clair, l’ère Wadagni s’ouvre sous le signe de la rigueur comportementale et de la gestion axée sur le citoyen. Les ministres sont prévenus : ils ne sont pas là pour se servir, mais pour servir. Le ton du septennat est donné.









