L’Assemblée nationale a adopté, ce mercredi 24 juin 2026, la nouvelle loi réorganisant l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales. Ce vote en seconde délibération apporte plus de clarté et introduit des changements majeurs pour les professionnels du secteur.
Désormais, les investisseurs non professionnels de la santé ont le droit de financer et d’équiper des établissements médicaux privés, à l’exception des simples cabinets. Cependant, pour garantir la sécurité des patients, la gestion technique, la qualité des soins et le contrôle du personnel doivent obligatoirement être confiés à un professionnel de la santé qualifié.
La grande nouveauté concerne les formalités d’installation. Les praticiens inscrits au tableau d’un Ordre professionnel (médecins, pharmaciens, etc.) n’ont plus besoin de demander une autorisation administrative pour s’installer en clientèle privée : leur inscription à l’Ordre vaut autorisation d’office. En revanche, les agents de santé dont la profession n’est pas organisée en Ordre restent soumis à l’obligation d’obtenir une autorisation avant d’exercer.
Enfin, la loi se veut plus souple pour les jeunes diplômés et les compétences de la diaspora. Un professionnel en attente d’inscription à son Ordre peut obtenir une autorisation temporaire par arrêté du ministre de la Santé, avec l’obligation de régulariser sa situation sous six mois. Le texte prévoit également des autorisations spéciales pour permettre aux professionnels de santé exerçant à l’étranger de venir offrir leurs services au Bénin.









