Le gouvernement béninois s’apprête à lancer concrètement la réforme du sous-secteur de la boulangerie. Un an après avoir sollicité l’expertise du cabinet sénégalais El Panis Trading SARL pour réaliser une étude approfondie, les autorités prévoient de passer à l’étape de mise en œuvre d’ici novembre 2026, en marge de la Journée de l’industrialisation de l’Afrique.
Initiée en mai 2025 sous l’impulsion du président Patrice Talon, cette réforme vise à assainir un secteur confronté à plusieurs défis majeurs. L’exécutif pointe notamment du doigt des normes sanitaires insuffisantes, des outils juridiques obsolètes et un système de fixation des prix du pain qui ne correspond plus aux réalités économiques, notamment depuis la hausse du coût de la farine de blé.
Pour mener à bien cette transformation, le ministère de l’Industrie et du Commerce a fait appel à El Panis Trading SARL, une structure sénégalaise spécialisée dans les équipements de boulangerie et dirigée par Amadou Gaye, figure reconnue du secteur en Afrique de l’Ouest.
L’étude réalisée par ce cabinet doit fournir des outils concrets pour le secteur notamment un guide technique pour l’installation de nouvelles boulangeries, un référentiel des bonnes pratiques de production, une nouvelle méthode de calcul du prix du pain impliquant tous les acteurs, des systèmes de détection pour garantir l’absence de substances interdites dans la farine et le pain.
Selon La Marina, la mise en œuvre de ces mesures devrait coïncider avec les célébrations de la Journée de l’industrialisation de l’Afrique en 2026. Ce choix souligne l’ambition de l’État de transformer la boulangerie artisanale en une véritable filière agro-industrielle moderne et structurée.
Les professionnels du secteur attendent désormais des solutions pérennes pour réduire la vulnérabilité liée aux importations de blé et trouver un équilibre entre la rentabilité des boulangeries et le pouvoir d’achat des consommateurs béninois.









