Quand un futur juriste et des apprentis staffeurs unissent leurs compétences, on pourrait s’attendre à un projet immobilier légal. Mais à Sèdjè, dans la commune d’Adjarra, ce trio de choc a plutôt choisi de se lancer dans la cybercriminalité en mode gain facile. Malheureusement pour eux, leur entreprise a été liquidée par la police le mercredi 20 mai 2026.
Placés sous surveillance discrète par le commissariat frontalier d’Aglogbè, l’étudiant en droit et les deux staffeurs se sont fait cueillir à leur domicile. En fouillant les lieux, les forces de l’ordre sont tombées sur une véritable mine d’or du faux document, renseigne Libre Express.
Au compteur des saisies : un passeport béninois grossièrement falsifié au niveau des données personnelles, deux fausses cartes d’identité canadiennes et surtout neuf faux visas pour le Canada. Autant d’indices qui laissent penser que le trio vendait du rêve et des billets d’avion virtuels sur internet.
Pris la main dans le sac, les trois compères n’ont même pas cherché à nier l’évidence et ont immédiatement reconnu les faits devant les enquêteurs. L’étudiant en droit aura au moins l’occasion de réviser le code pénal en conditions réelles. Pour l’instant, ils dorment tous en garde à vue en attendant d’être transférés chez les spécialistes du Centre national d’investigations numériques (CNIN), qui se chargeront de décortiquer leurs ordinateurs et téléphones.









