Au Bénin, la chefferie traditionnelle est désormais encadrée par une loi adoptée le 13 mars 2025 à l’Assemblée nationale. Le document qui fixe les attributions de la chefferie traditionnelle, fait une démarcation entre royaume, chefferie supérieure et chefferie coutumière.
Malheureusement, l’adoption de cette loi, pourtant voulue de tous, est au centre de toutes les polémiques et controverses depuis quelques jours pour la simple raison que des peuples longtemps considérés comme des royaumes, sont désormais reconnus comme des chefferies supérieure ou coutumière par l’État. C’est le cas de plusieurs royaumes dont celui des Saxwè de Houéyogbé.
Membre des Démocrates, parti ayant voté contre l’adoption de cette loi, Basile Comlan Ahossi a exprimé sa déception quant à la politisation de ce dossier « Vous savez, c’est un dossier éminemment politique. C’est un dossier politique et c’est dommage ce qui s’est passé. Ça n’a pas frustré que les rois et les chefs traditionnels. Ça a frustré même les députés et les bruits de couloirs que nous enregistrons à l’Assemblée sont terribles », a-t-il révélé, déplorant particulièrement le cas des Saxwè « Moi, je connais un cas. J’étais tout petit quand j’ai connu le royaume des Saxwè. Et j’ai longuement attiré l’attention du président du bureau de l’Assemblée nationale dessus. Malheureusement, il ne peut pas prendre la décision seul. Je crois qu’il a été sensible à mon appel, mais il n’a pu rien faire. Il y a beaucoup de cas », a confié l’honorable Basile Comlan Ahossi sur l’émission « En Toute Vérité » de la radio Mono la voix de Lokossa animée ce dimanche.
Pour lui, « c’est le gouvernement qui a envoyé le projet et vous savez que le chef de l’État a dit que le projet qu’il envoie, il faut que les députés votent les yeux fermés. Malheureusement, j’appartiens à une minorité qui n’a pas la décision. Sinon, cette loi-là crée des dégâts au sein de la mouvance et de l’opposition. On va rassembler nos voix. Je vais le suggérer, pour qu’on demande au chef de l’État une seconde lecture. Il le faut parce que ça dérange plus que ça n’arrange », a fait savoir le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.









