Le Palais des Gouverneurs de Porto-Novo a vibré, ce mercredi 15 avril 2026, au rythme de l’ouverture de la première session ordinaire de l’année. Entre remaniements de sièges et discours d’orientation, le Professeur Joseph Fifamin Djogbénou a tracé les sillons d’une législature qu’il veut exemplaire et résolument tournée vers l’efficacité.
Dans un discours d’investiture empreint de solennité, Joseph Djogbénou a souligné la portée symbolique de cette session, la première de son mandat. Saluant l’avènement des nouveaux dirigeants du pays, le président de l’Assemblée nationale a clairement défini la posture de l’institution : être un moteur législatif pour l’action gouvernementale « Le chef de l’État peut compter sur la contribution de l’Assemblée nationale pour lui donner les moyens législatifs nécessaires », a-t-il affirmé, tout en appelant ses collègues à travailler dans un esprit de paix et de disponibilité.
L’un des points forts de cette rentrée reste l’annonce d’une profonde réforme des méthodes de travail. Joseph Djogbénou ne veut plus d’un contrôle de l’exécutif purement formel. Il envisage des réaménagements majeurs pour rendre ce contrôle « plus pertinent et plus utile », en mettant l’accent sur l’évaluation rigoureuse des politiques publiques afin de répondre concrètement aux attentes des populations.
L’agenda de cette session s’annonce d’ores et déjà saturé. Plus de trente textes de loi attendent l’examen des parlementaires. Si une partie de ces dossiers constitue l’héritage de la précédente législature, les priorités sont claires : environnement, infrastructures, sécurité routière et gestion des forêts. Pour relever ces défis, le Président Djogbénou a conclu sur une note de fermeté. Il a appelé ses pairs à une « rigueur absolue », rappelant que l’assiduité et la ponctualité ne sont pas des options, mais les piliers de la crédibilité du travail parlementaire au service de l’intérêt général.









