La CRIET ne faiblit pas face à la menace sécuritaire. Vendredi dernier, la chambre criminelle a examiné le dossier de quatre individus poursuivis pour appartenance à une organisation terroriste. Le verdict est désormais attendu pour le 5 juin prochain.
Les quatre accusés ont été capturés dans le nord du pays par les militaires du groupement inter-armes de l’opération Mirador, lors du démantèlement d’une base logistique terroriste. Durant l’assaut, les forces armées ont mis la main sur des talkies-walkies et divers outils suspects. Bien que les prévenus nient en bloc toute connexion avec les réseaux djihadistes, les éléments matériels pèsent lourd dans la balance.
Face aux juges, le premier substitut du procureur spécial n’a pas tremblé. S’appuyant sur les textes de loi qui répriment sévèrement le terrorisme au Bénin, le ministère public a demandé à la Cour de maintenir les accusés dans les liens de la prévention. La sentence réclamée est lourde : 20 ans de réclusion criminelle et un million de francs CFA d’amende pour chacun des prévenus, rapporte Libre Express.
De son côté, l’avocat de la défense a tenté de fissurer l’accusation en affirmant que ses clients ne se connaissaient même pas avant leur arrestation, plaidant ainsi l’acquittement au bénéfice du doute. Les quatre hommes retourneront en cellule en attendant la décision finale des juges fixée au vendredi 5 juin 2026.









