Le suspense juridique entourant l’investiture du 24 mai vient d’être levé par les sept sages. Ce mardi 5 mai 2026, la Cour constitutionnelle du Bénin a rendu son verdict concernant le recours déposé par le citoyen Midomiton Précieux Noël Dagan. La haute juridiction a tranché : la requête est déclarée irrecevable.
Pour motiver sa décision, la Cour ne s’est pas attardée sur le fond du dossier, mais sur un point de droit fondamental : le défaut de qualité du requérant. Les magistrats ont estimé que Monsieur Dagan n’était pas habilité à saisir la Cour pour une question touchant à l’organisation interne et aux prérogatives exclusives des institutions de la République.
En d’autres termes, l’interprétation des dispositions constitutionnelles liées à la prestation de serment relève d’un domaine réservé à certains organes de l’État, excluant ainsi les initiatives individuelles de cette nature. Pour rappel, le requérant souhaitait que la Cour constate l’impossibilité matérielle de réunir le bureau du Sénat, institution encore non installée, lors de la cérémonie officielle. En rejetant la forme de la demande, la Cour évite de se prononcer sur l’absence effective de cette chambre haute, sécurisant ainsi mécaniquement le processus d’investiture.
Cette décision vient clarifier le cadre juridique à moins de trois semaines de l’échéance capitale. En réaffirmant la rigueur des conditions de sa saisine, la Cour constitutionnelle met un terme aux velléités de contestation citoyenne sur le protocole républicain. Le calendrier de la transition demeure donc intact. Rien ne semble plus s’opposer, sur le plan judiciaire, à la prestation de serment du président élu, Romuald Wadagni, qui se tiendra comme prévu le dimanche 24 mai 2026.









